Les Français et l’innovation (Partie II)

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Collaboratif Innovation Management 2.0 News
13
avril
Nous avons pu constater que les français ont leur façon particulière d’innover dans le post du 16 mars. Il y a une autre étude, plus récente, qui me fait réagir sur le sujet de la position de la France face à l’innovation. Celle-ci a recensé et analysé près de 80 autres travaux de recherche sur la vitesse de diffusion des innovations ; on peut considérer qu’il s’agit d’un papier sérieux et rigoureux dans sa méthode. En 1993, un chercheur et enseignant américain nommé Philip Parker publiait un document de recherche pratiquement introuvable aujourd’hui, sur la vitesse de diffusion des nouvelles technologies à l’échelle internationale. J’aime bien ces études qui permettent de poser des questions sur la base de faits constatés, sans pour autant proposer de grille d’interprétation. Cette étude rare est pratiquement introuvable, elle est parue initialement comme un « working paper » de l’INSEAD et a ensuite disparu des étagères ; on peut cependant en trouver un succédané ici : « Globalization: Modeling Technology Adoption Timing Across Countries« .

Des facteurs sociaux, démographiques et politiques favorables à l’innovation

Les résultats de l’analyse nous apprennent que les pays les plus aptes à adopter rapidement (en tant que marché) les nouvelles technologies sont ceux qui présentent les caractéristiques suivantes :
  • Un niveau de richesse élevé par habitant et un faible taux de mortalité (on imagine que sinon il y a
  • Une faible croissance démographique
  • Un faible nombre de groupes ethniques
  • Un grand nombre de centres de population importants
  • L’absence d’un régime communiste

La France : un gros potentiel Innovation à développer

On observe que la France ne fait pas partie des nations les plus innovantes, c’est-à-dire dans ce cas précis les plus aptes à adopter de nouvelles technologies quelle qu’en soit l’origine. Les pays les plus innovants sont : les 4 Nordiques (Danemark, Suède, Norvège, Finlande), le Japon, l’Indonésie, l’Espagne et l’Arabie Saoudite… La France apparaît dans la seconde catégorie, qui est en décalage de 2 ans avec la première en moyenne (p.24). Si on exclut l’impact d’avoir des richesses pétrolières (Norvège, Arabie Saoudite), impact exogène s’il en est, il subsiste cette impression que nos voisins du Nord ont une recette que nous n’avons pas découverte… Impression confirmée par la bonne santé insolente des entreprises high-tech dans ces pays, qui représentent une proportion démesurée des cibles d’acquisition de sociétés de logiciels en Europe par exemple. Je retiens de mon côté l’importance d’avoir des centres de population répartis, à l’opposé donc du centralisme parisien qui règne chez nous. Vive l’expérimentation locale donc. On conclura également que l’innovation circule d’autant mieux qu’elle est partagée par tous, d’où l’importance à la fois de centres de décisions locaux, du respect du terrain, et de l’échange entre pairs. L’INNOVATION COLLABORATIVE, en somme ?
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