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La sphère Motivation Factory    7 commentaires

Collaboratif Développement durable Innovation Méthode News Réduction des coûts
21
décembre
Demander à une organisation de devenir collaborative, c’est demander à chacun de passer une partie de son temps pour aider les autres. Dans la plupart des pays, lorsque le gouvernement fait cette demande polie (par la fiscalité), il l’accompagne de moyens de coercition importants. Est-il nécessaire de procéder de même dans votre organisation ? Pour un collaborateur, le choix se résume essentiellement à une évaluation des bénéfices et des coûts qu’il associe à une participation active. Les bénéfices : l’impression de contribuer au succès collectif, la reconnaissance en retour de la part de l’organisation (hiérarchie et entourage), éventuellement des récompenses matérielles. Tout ceci, ce sont des promesses. Les coûts : le temps passé, le risque d’être ridiculisé par ses collègues, ou que le savoir-faire accumulé avec peine, une fois donné à tous, diminue la performance relative ou rende le collaborateur plus « remplaçable ». Et ça c’est du concret. Pour que la balance penche résolument du côté du « bien public », il faut dès lors jouer sur des ressorts psychologiques puissants.
  • Le premier correspond simplement à la quête de sens : il est absolument nécessaire de choisir un sujet très clair, valable pour tous, d’importance déterminante à court et à moyen terme. Parmi ces sujets il y en a au moins 3 qui sont d’excellents thèmes mobilisateurs : l’innovation, la réduction des coûts, le développement durable.
  • Le second est celui de réciprocité. Cela suppose que dès son ouverture, le système apporte suffisamment aux participants pour qu’une partie d’entre eux au moins se sente redevable et décide de contribuer en retour. Il faut donc un système de récompenses solide et juste, et construire tôt une masse critique.
En revanche, les initiatives fondées sur la seule mise en place d’un outil, sur la croyance que le virtuel va attirer les foules, et en l’absence de sujet concret et d’importance immédiate, aboutissent en général à des échecs patents, qui peuvent prendre de 12 à 24 mois suivant les efforts de l’équipe d’animation consacrés à alimenter la machine, sans relais véritable dans l’organisation.

Ainsi, un programme collaboratif est efficace dès lors qu’il s’inscrit dans une démarche structurée, cohérente, appuyée par une communication intelligente et parfaitement adaptée à l’histoire et aux valeurs de l’organisation.

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