Pourquoi le collaboratif dans le vide ne marche pas ?

25
octobre
Récemment j’ai rencontré plusieurs organisations, de très grande taille, qui ont toutes la particularité d’avoir mis en place dans un passé récent (2 ou 3 ans) des outils collaboratifs à la disposition de leurs employés. Dans la plupart des cas, le constat était celui d’un échec patent : après un certain enthousiasme initial l’outil a été peu à peu délaissé jusqu’à sombrer dans l’oubli après 2 ans en moyenne, quels que soient les efforts de l’équipe interne en charge pour ressusciter régulièrement l’initiative.

Quand on creuse, on retrouve des grandes caractéristiques communes.
Pourquoi avoir lancé une initiative « collaborative » ? Parce que le président a lu un livre sur le sujet, parce qu’être collaboratif c’est à la mode, parce que certains employés avaient fondé des groupes sur Facebook ou LinkedIn, ou parfois parce qu’un éditeur entreprenant avait promis que son outil provoquerait automatiquement la conversion vers un univers de collaboration et de partage…

A la lumière de ces cas, et fort heureusement aussi des nombreux cas de réussite observés dans un passé récent, je souhaiterais proposer les recommandations suivantes aux organisations qui envisagent d’aller vers du collaboratif mais qui ne savent pas comment s’y prendre.

Tout d’abord, même si pour la direction générale la question principale est le « comment », pour vos employés la seule question qui compte c’est « pourquoi ». Après tout, Facebook et LinkedIn remplissent très bien leur rôle « collaboratif » et en plus ils sont gratuits… En l’absence de justification forte dans le monde des affaires, ne faites rien. Votre initiative sera perçue pour ce qu’elle est, une mode ou un vœu pieux.
En revanche, il existe d’excellentes raisons pour se lancer dans des programmes de changement collaboratifs : l’innovation, la réduction des coûts, le développement durable, voilà quelques sujets qui font naturellement appel aux efforts de tous, et qui apportent des bénéfices à chacun.

Ensuite, il convient d’affirmer que les outils, aussi beaux soient-ils, ne peuvent être que des accélérateurs du changement, ou des moyens de lever des obstacles.

Il est important que la démarche collaborative relève d’une volonté forte et affirmée de la direction générale, soit inscrite dans une démarche rigoureuse, structurée, cohérente, appuyée par une communication intelligente et parfaitement adaptée à l’histoire et aux valeurs de l’organisation.

En résumé : dans l’espace, nul ne vous entend crier. Le collaboratif dans le vide, ça ne marche pas.
Vers le blog

Laissez un commentaire



Un projet, une idée, des questions...
Nos experts sont là pour en parler

Avatar Contact