Des objectifs métier à la cohésion sociale

6
mai
Des objectifs métier à la cohésion sociale

Réseau Social d’Entreprise, Portail de Travail Collaboratif, Démarche d’Innovation Participative, etc…

Autant de noms de dispositif qui fusent au sein de toutes les organisations. On en a tous envie, on nous promet plus d’efficacité, plus de partage et plus d’unité au sein des équipes, entre les équipes et dans toute l’entreprise. Après quelques années d’expérience et d’échanges sur le sujet, voici quelques constats permettant de faire le point sur ce que c’est vraiment, comment ça marche et ce qui est efficace.

Le besoin de travailler en mode collaboratif

Un premier constat, essentiel : le travail collaboratif correspond à un besoin réel. En effet, l’email et le répertoire partagé ne répondent que partiellement aux besoins de communication dans un cadre professionnel. Il manque en particulier : des espaces réservés au travail en équipe, la possibilité d’accéder à tous les documents d’une organisation (tout en respectant les permissions attachées), la possibilité de passer d’un document à un auteur et réciproquement, enfin la navigation entre portails en poupées-gigognes adaptés à chaque partie de l’organisation.

Travailler en mode collaboratif, une aspiration humaine

Deuxième constat : le travail collaboratif est une noble cause en soi. Dans la plupart de nos organisations, le modèle de management dominant encore aujourd’hui est hérité du Moyen-Age : on y trouve un centre qui décide et un terrain qui exécute. Ce modèle est pourtant battu en brèche par l’expérience personnelle de quiconque a travaillé sur le terrain dans les 25 dernières années au moins. Même à l’armée, le modèle du conscrit partant en rangs serrés se faire tirer dessus a laissé la place à des commandos très entraînés, autonomes, efficaces individuellement et surtout collectivement en tant qu’équipe. La mise en place de modes de travail collaboratifs répond à cet impératif de respecter le talent où qu’il se trouve.

Le collaboratif sur la « hype curve »

Troisième constat : la plupart des grandes organisations font preuve d’un intérêt marqué au sujet des réseaux sociaux d’entreprise, et envisagent d’en déployer un ou bien l’ont déjà fait. Ceci correspond à une observation du groupe Gartner, selon qui le sujet est actuellement au sommet de sa « hype curve », moment où il génère à la fois de l’intérêt et des attentes démesurées par rapport à ce qui a été démontré. Le sujet se prépare donc probablement aussi à entamer sa longue descente aux enfers, dans la « vallée des désillusions ».

Le constat de l’expérience RSE

Quatrième constat : les organisations qui ont déployé des RSE se sont heurtées à des échecs dans leur grande majorité, en particulier parce que l’outil mis en place ne recueille pas l’adhésion des employés auxquels il est destiné. Toujours d’après Gartner, dans une parution d’avril 2013, cela est dû essentiellement à l’approche « déployer et prier » qui est le plus souvent employée : on applique les mêmes recettes que pour un ERP, déploiement + formation, mais ce qui marche pour un outil métier ne s’applique pas naturellement à un outil de suivi de conversation. Il manque une bonne raison pour les employés d’aller sur ce réseau tout nouveau tout beau. Les succès constatés, peu nombreux, correspondent à des contextes très précis, dans lesquels l’outil est venu épauler des communautés métier déjà bien établies.

Le retour du Management des Idées

Cinquième constat : en toute discrétion, on voit se développer rapidement un sujet à peine plus ancien, mais qui est quant à lui en train de sortir de sa « vallée des désillusions » pour aborder la longue montée vers le réalisme mis en œuvre : il s’agit des systèmes de management des idées (SMI). De notre côté, nous constatons à la fois un flux d’intérêt, une montée rapide en compétence de la part d’un grand nombre d’organisations sur le sujet, et une adoption dans des secteurs qui jusqu’à présent restaient à distance : la grande distribution, le secteur public. A noter qu’en plus de fournir rapidement des résultats tangibles, positifs et mesurables, les SMI présentent la particularité de renforcer la cohésion sociale des organisations, ce qui était somme toute le but affiché des RSE. SMI contre RSE
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